Biographie

Barbara Kłosińska-Gębarzewski est une artiste franco-polonaise dont les sources d’inspiration proviennent des scènes de la campagne et de la ville polonaises.

Elle est née à Katowice, en Pologne en 1950. Elle a étudié à l’Académie des Beaux-arts de Cracovie, dans la section design et communication visuelle. Arrivée à Paris en 1973, elle a travaillé pendant une quinzaine d’années comme graphiste dans une agence de publicité. Elle fonde ensuite avec l’artiste Rosine Penneçot l’association artistique Cré-art’ à Sèvres où elle réside. Elle se consacre à l’enseignement des arts plastiques et à son travail personnel d’artiste. Elle dessine des personnages d’un trait précis, à l’encre de Chine …, à l’acrylique. Elle maîtrise l’abstraction et la figuration pour évoquer son imaginaire aussi bien que les scènes rurales de la vie polonaise.

Depuis de nombreuses années, Barbara participe à des expositions en région parisienne, en Isère et en Pologne.

Dans sa jeunesse, les affiches artistiques polonaises et japonaises la séduisent. Leur simplicité dans la composition et leur graphisme vont inspirer son travail. De grands affichistes polonais comme Mieczysław Górowski, Jan Lenica dans les années 1970, les peintres Duda Gracz et Tadeusz Kantor l’ont profondément influencée.

Barbara reste marquée par les paysages, les personnages, les peintures et la littérature polonaise. Elle garde la mémoire d’une culture populaire, paysanne qui disparaît lentement. C’est une Pologne mélancolique, de la tristesse, de la douleur qui se reflète dans ses peintures. Comme l’exprime Tadeusz Kantor dans son texte « Les Gens » : «  La nature humaine de l’artiste est étrange/ Tout se mêle en elle : / le bien et le mal, / l’enthousiasme et la malédiction, /le pathos et le quotidien, /la pureté et l’obscénité, /le progrès, le radicalisme avec la nostalgie/du passé, du retour en arrière, / l’avant-garde et la tradition…

Dans l’imaginaire de Barbara, des personnages insolites naissent, comme « La cour de Saint François Villon » selon l’expression de Kantor. Sa peinture est l’expression de la souffrance. C’est un monde composé de bribes de mémoire, de peur, d’amour, un monde presque disparu.

 

Bernadette Goldstein